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                            S O M M A I R E

 

• Anachronismes dans le langage des romans préhistoriques,

  Sauvage, un anachronisme fréquent,

  Comment corriger un anachronisme,

 

• Noms des personnages dans les romans préhistoriques,

  Identification des personnages en cours de lecture,

 

• Démographie et expansion des populations préhistoriques,

  Espacement des naissances, contraconception, avortement,

  Statut de la femme préhistorique, matriarcat éventuel,

  La "Déesse-Mère", la "Terre-Mère" 

 

• Extinction des hommes de Néandertal,

   Néandertal  ou  Néanderthal !

 

• Domestication du chien et du cheval,

 

• Le Rift africain et Lucy 

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Anachronismes dans le langage des romans préhistoriques  -Raf-73 -09/15 +03/16

Anachronisme = attribuer  un objet,  un usage,  un personnage...

à une époque où il n'existait pas ou plus.

 

Évidemment, les langues préhistoriques nous sont inconnues... et le resteront sans doute malgré les linguistes qui essaient de les reconstituer plus ou moins en travaillant notamment à l'envers sur les critères d'évolution des langues ; en remontant par exemple du grec moderne vers le grec ancien, des langues européennes modernes vers le grec, le latin, le germanique... et plus loin encore... Ils sont arrivés à une langue-mère dravidienne... qui n'est certainement pas la plus ancienne langue préhistorique !

 

Par définition, le vocabulaire utilisé pour écrire un roman préhistorique est anachronique. Mais on peut le considérer comme la traduction du vocabulaire préhistorique, comme on traduit un texte d'origine dans une version étrangère.

Sans traduction "anachronique", on ne pourrait pas écrire de roman préhistorique, ni de romans historiques d'autres époques : de l'Antiquité ou du Moyen-âge par exemple.

 

Mais les anachronismes sont à éviter dans le langage -et les pensées- des personnages.  Cela concerne :

– les mots décrivant des environnements, des êtres, des objets ou des idées bien datés à des époques déterminées non préhistoriques,

– et les mots utilisés par les scientifiques d'aujourd'hui, comme :   percuteur  au lieu de  marteau,  propulseur  ald  lance-sagaie,  pyrite et marcassite  ald  pierre-à-feu,  mégacéros  ald  cerf géant,  nucléus  ald  noyau...

On peut naturellement faire "plus ou moins exception" de ce principe pour les romans "plus ou moins préhistoriques" d'humour, de pastiche et de fantaisie (Fantasy).

 

Pour éviter les anachronismes, les auteurs -et traducteurs-

de romans préhistoriques -et historiques- doivent distinguer :

à quel niveau d'évolution sont arrivés les personnages de leur roman pour justifier ou infirmer l'usage de certains mots dans leurs pensées et leurs paroles,

– les textes descriptifs et explicatifs s'adressant au lecteur pour qui les mots du présent peuvent être utilisés.

 

"Sauvage", un anachronisme fréquent  -Raf-73 -09/10-

En lisant certains romans préhistoriques, on pourra éprouver plus ou moins confusément une gêne dont la cause n'apparaîtra souvent que plus loin dans la lecture, voire lors d'une relecture, d'autant plus que sera fréquent l'usage par mégarde du mot "sauvage" dans un certain contexte.

 

Cet adjectif, au sens propre, qui nous paraît banal aujourd'hui, sert évidemment à distinguer les produits de la chasse, de la pêche et de la cueillette, sauvages par nature, des produits de l'élevage et de l'agriculture que l'homme a mis en œuvre à partir du Néolithique.

 

Mais l'adjectif "sauvage", toujours au sens propre, est absolument anachronique aux périodes préhistoriques précédentes où tous les animaux et toutes les plantes sont exclusivement "sauvages". Pour l'homme, un animal se chasse ou non, une plante se cueille ou non... en vue de se procurer de la nourriture ainsi que des matériaux pour confectionner des outils, des armes, des vêtements, des abris... 

 

Avant le Néolithique, les humains n'ont aucun besoin, ni aucune idée, de définir un état général de sauvagerie qui existe, et un état de domestication qui n'existe pas. La notion de sauvagerie est donc absente dans les pensées et le vocabulaire des hommes de cette époque... ainsi que les mots en rapport avec la domestication, l'élevage et l'agriculture, pas encore inventés.

 

Cet anachronisme du qualificatif "sauvage" se retrouve fréquemment dans les romans préhistoriques quelle que soit la langue utilisée.

 

En distinguant les autres sens  de "sauvage" : cruel, féroce, hargneux, farouche, ardent, exhubérant...  on pense pouvoir conserver le mot, mais le malaise subsiste à la lecture ; il est préférable d'utiliser les synonymes qui ont, en plus, le mérite d'être mieux explicites.

 

Comment corriger un anachronisme   -Raf-73  -09/10

Il faut d'abord bien distinguer :

– si le texte où figure le mot s'adresse au lecteur "d'aujourd'hui" pour lui donner une information ou lui décrire une situation ou un environnement, ce qui justifie l'emploi du mot,

– si l'action du roman se passe à une époque où le mot peut être anachronique dans les pensées ou les paroles des personnages, ce qui justifie la correction du mot,

– toutefois, un romancier peut faire se rencontrer des hommes arrivés à des niveaux d'évolution différents, ce qui peut justifier l'emploi du mot pour les uns et la correction du mot pour les autres.

 

Si cela ne nuit pas à la compréhension du texte :

– on peut essayer d'ignorer le mot au cours de la première lecture, mais ignorer plusieurs mots, se suivant ou non, sera plus difficile et encore plus gênant... Et à chaque nouvelle lecture, on éprouvera plus ou moins la même gêne.

– on peut rayer ou effacer le ou les mots* au cours de la première  lecture, ce qui ne gênera plus les lectures suivantes.  

– mais la compréhension du texte peut nécessiter le remplacement du ou des mots* par des synonymes plus explicites.

 

* Se reporter à la rubrique "Corrections et notes" pour les détails pratiques et les limites du respect du droit d'auteur.

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Noms des personnages dans les romans préhistoriques

-Raf-73 -11/2010 -05/2016

Les noms des personnages des romans préhistoriques sont souvent créés à partir de vocalisations sans signification particulière... et avec une écriture bizarre qui se veut exotique... à grands renforts de lettres et accents qui compliquent la lecture et, soit n'ont pas d'incidence sur la prononciation, soit en font douter.

 

Ainsi, dans "La Guerre du Feu" de Rosny Aîné, on trouve des noms simples comme : Naoh, Nam et Gaw... Faouhm, Goûn et Gammla... Aghoo et Roukh... Oulhamr, Kzamms et Wah...       Mais :

– comment articuler les h, aspirés (expirés en réalité)  ou muets ?

– ... et les w, à l'allemande (v) ou à l'anglaise (wou) ?

– ... et le oo séparément comme un "sénior français" (o+o)

      ou comme un "junior franglais" (ou long) ?

– à quoi sert le ^ de Goûn qui ne modifie pas la prononciation ?

 

Rosny Aîné, comme beaucoup d'autres auteurs, semble avoir créé les noms de ses personnages préhistoriques plus pour le graphisme que pour la phonétique, avec des noms parfois très compliqués, même lorsqu'ils sont courts. Evidemment, on lit généralement sans parler, mais la prononciation est importante car elle "s'entend" dans la tête. Et comment discuter des personnages d'un roman si chaque interlocuteur prononce les noms différemment?

 

Le cas des romans traduits dans d'autres langues pose aussi un problème de prononciation : faut-il respecter la "graphie" ou traduire la "phonie"Ainsi par exemple, un nom de graphie simple comme Jondalar se prononce différemment :

à l'origine en anglais/US : djon'deulœ (j= dj, on' sonore,

                                         a= eu court, ar= œ long)

– en traduction française :   jondalar  (j= j, on nasal, da, lar)

– et quid de l'allemand, de l'espagnol, de l'italien...

– les arabes, chinois, japonais, grecs, russes... ont beaucoup moins ce problème car ils utilisent des écritures différentes qui transcrivent donc à peu près la "phonie" des noms étrangers.

 

Pour les romans préhistoriques tout particulièrement, il semble plus logique de respecter la "phonie" et d'adapter la "graphie" de chaque traduction pour que tous les lecteurs prononcent les noms à peu près de la même façon.

 

Identification des personnages en cours de lecture 

 

Jean Auel, dans "Le Clan de l'Ours des Cavernes", accentue la vocalisation limitée des Néandertaliens en leur donnant des noms très courts et très simples : Creb, Iza, Brun, Broud, Crug, Droog...  mais entre Aba, Aga, Ika, Oba, Oga, Oka, Ona, Uba, Uka, Ura...   des confusions sont possibles et le lecteur peine à identifier les personnages, surtout après une interruption de lecture, a fortiori si elle est prolongée. L'auteur et/ou le traducteur ont même fait des confusions, ainsi :

 

– C6.A71 et C6.A77 = la fille d'Aga est Ona et non Oga, fille d'Ebra.

– C21.A34 = c'est Aga, compagne adulte de Droog... et non Oga.

jeune compagne de Broud... qui "serait prête à recueillir le fils d'Ayla" que Broud déteste.

– C25.A124 = la fille d'Iza, Uba, sera unie à Vorn (phrases 1 à 6) ;

donc (phrase 7),  c'est Ona, sœur de Vorn,  et non Uba,

qui "devra attendre que Borg devienne un homme" pour lui être unie.

Rappel des repères CAL© : C= chapitre, A= alinéa (ou paragraphe). Se reporter à la rubrique "Repérages en textes".

 

Il est utile de donner aux noms des désinences différentes selon le sexe.  Jean Auel, dans "La Vallée des Chevaux" et "Le Grand Voyage", arrête ses héros chez les Sharamudoï dont les noms se terminent tous par o ... parmi les 18 Sharamudoï on a parfois du mal à savoir si certains personnages secondaires sont hommes ou femmes ! Heureusement, c'est le seul peuple affecté de cette identification difficile dans le roman.

 

Un auteur peut placer une désinence en tête ou en fin de nom ; il peut choisir une désinence par sexe, voire plusieurs en fonction de l'âge, du statut familial ou social, ou simplement pour varier la vocalisation. C'est ce que fait Jean Auel dans d'autres épisodes : les hommes ont des noms avec un grand choix de finales qui varient selon les clans : ag, al, an, ar, ec, eg, en, ev, ez, ug, ut, uv...  les femmes doivent se contenter des finales  "a" et "ie"...  étonnant qu'une romancière désavantage ses lectrices !  Un auteur aurait peut-être été plus galant ? Mais le principal est que le lecteur s'y retrouve.

 

Plus rares sont les auteurs qui choisissent les noms de leurs personnages préhistoriques comme on le constate dans les populations qui vivent encore, ou vivaient encore récemment, de chasse, pêche et cueillette, où les noms ont une signification. Ils décrivent une aptitude de l'individu, ou une caractéristique physique, ou font référence à un évènement vécu ou subi par lui, ou encore par le "totem" qui lui a été attribué, et à une combinaison de ces éléments :

– "pied rapide", "main agile", "qui voit loin"...

– "sauvé(e) des eaux", "né(e) dans l'orage"...

- ...

 

Evidemment, on n'oublie jamais les noms des personnages principaux, mais plus il y a de personnages et plus le lecteur risque de ne plus bien savoir identifier les "seconds rôles" après une pause de lecture, voire en cours de lecture... avec des noms inhabituels plus ou moins différenciés ou compliqués.

 

Ainsi, on retient facilement les noms des personnages de "La Guerre du Feu" ; l'action n'en mobilise que trois sur les 275 pages (environ) du roman ; les huit autres n'apparaissent qu'au début (16 pages) et à la fin (20 pages).

 

Par contre, dans la saga "Les Enfants de la Terre" de Jean Auel,

il y a déjà 28 personnages dans le tome 1, puis 45, puis 30, puis 50 dans les tomes suivants...   puis 112 et 145 dans les deux derniers !

 

Un répertoire devient nécessaire pour résoudre ces problèmes d'identification : écriture, prononciation... en regard de chaque nom, il est souvent utile d'indiquer le sexe, l'âge, les liens familiaux et sociaux... Trop d'auteurs n'y pensent pas.

 

En conclusion, un roman de 275 pages comme  "La Guerre du Feu"  de Rosny Aîné, avec peu de personnages, peut se passer de répertoire ;  la saga de Jean Auel, "Les Enfants de la Terre", avec ses 3 500 pages, ses nombreux clans et ses nombreux personnages engagés dans de nombreuses péripéties très animées, ne le peut pas.

Même à la enième relecture, on en éprouve toujours le besoin.

 

>> Raf-73 a établi pour lui et ses amis des répertoires pour les tomes 1 à 5 de Les Enfants de la Terre.

 

Voir la rubrique "Repérage en textes" pour établir et utiliser une "liste des personnages" simple et pratique.

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Démographie et expansion des populations préhistoriques.

Espacement des naissances, contraception, avortement...

-Raf-73-12/2013  -04/2014  -09/2016

Quel pouvait être le rythme et le pourcentage d'augmentation d'une population préhistorique déclenchant la nécessité d'émigrer pour ne pas épuiser les ressources d'un territoire ?

 

En tenant compte :

– d'une durée de vie plus courte pour causes de vie rude et plus ou moins précaire,

– d'une mortalité infantile plus importante,

– du nombre d'enfants qu'une femme pouvait amener à l'âge adulte, ou préadulte, dans les conditions suivantes :


Une femme préhistorique devait allaiter son enfant jusqu'à trois à quatre ans ; cela induisait une absence d'ovulation dans la majorité des cas tant que l'allaitement était la nourriture, de quasi exclusive à très majoritaire, de l'enfant.*

L'espacement entre deux naissances additionnait au minimum les durées de la grossesse et de l'allaitement jusqu'au retour de l'ovulation, soit quatre à cinq ans. Evidemment, un bébé qui mourrait rendait sa mère disponible pour une nouvelle conception dans les deux à trois mois suivants.

En outre, y avait-il des usages interdisant les rapports sexuels après l'accouchement ?... pendant l'allaitement ?... après le sevrage ?... ou quoi encore ?... Y avait-il des moyens de contraception ?...**

 

* à noter que c'est encore le cas de plusieurs ethnies à l'écart de la modernité... et que c'était encore le cas de beaucoup de familles rurales et ouvrières en Europe il y a un ou deux siècles... à signaler qu'aujourd'hui, de nombreux médecins préconisent le retour à un allaitement prolongé (complet les premiers mois, puis dégressif jusqu'à 12 à 18 mois mois) qui serait profitable :

– au bébé : le lait s'adapte exactement en quantité, qualité et température au fur et à mesure des besoins de l'enfant...

– à la mère : les seins qui remplissent pleinement leur fonction biologique seraient mieux protégés plus tard contre le cancer...

– à la mère et au bébé : le lait est immédiatement disponible à la bonne température et en quantité suffisante... épargnant la préparation plus ou moins longue et différée du biberon, avec des risques d'erreurs de température...  pendant que l'enfant pleure...  et que les parents s'énervent...

 

** Dans l'état actuel des connaissances, rien ne permet de savoir si des moyens de contraception existaient dans la Préhistoire, élaborés à partir de produits de la nature.

On peut envisager des périodes d'abstention sexuelle régies par des coutumes après les accouchements et les périodes d'allaitement, voire d'autres raisons, comme cela existe encore dans certaines cultures  actuelles.

On peut aussi envisager des connaissances en botanique que nous aurions perdues aujourd'hui. C'est ce que fait Jean AUEL dans la saga Les Enfants de la Terre en imaginant, sans lui donner de nom, une plante contraceptive "aux fils dorés".

On connaît cependant l'existence des "ruau" maori, des "remèdes" à bases végétales que les polynésiens ont utilisés lors de leurs migrations dans l'océan Pacifique, et aussi plus tard, par les sociétés des "arioï", sortes de baladins qui allaient d'îles en îles, (deux situations où les femmes ne devaient pas enfanter). On ne sait pas si ces "ruau" étaient des contraceptifs ou des abortifs.

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Statut de la femme préhistorique, matriarcat éventuel,

la "Terre-Mère", La "Déesse-Mère"...

Raf 73- 07/2017

Certains auteurs de romans préhistoriques mentionnent une croyance à une divinité féminine nommée "Terre-Mère", Déesse-Mère"... Les hommes préhistoriques lui attribueraient la "naissance" du monde qui les environne et dont il font partie. Ils s'estiment "enfants de la Terre" comme tout ce qui existe : air, eaux, minéraux, végétaux, animaux...  (exemples à donner)

Cela fait apparaître l'homme préhistorique comme un écologiste, dans le respect de son environnement...

à rapprocher des cultes locaux actuels de Marie, mère de Jésus, ou d'autres saintes femmes, plus ou moins protectrices de certains lieux, montagnes, sources...   Fatima, Lourdes, La Salette, Vézelay, N.D. du Puy, N.D. de la Garde (la Bonne-Mère)...

à noter que souvent ces lieux saints sont révélés par des enfants ou des jeunes filles : Fatma, Lourdes...

à noter que précédant le christianisme, des lieux saints étaient connus par les Gaulois : déesse Séquana = source de la Seine...

à noter subsistance du culte de la "pachamama" (= Terre-Mère) dans les pays andins d'Amérique du sud 

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Extinction des hommes de Néandertal.  -Raf-73- 06/16

L'homme de Néandertal, ou Néandertalien, a longtemps été considéré comme une sous-espèce d'Homo sapiens et nommé en conséquence Homo sapiens neanderthalensis, il a été ensuite considéré comme une espèce indépendante nommée Homo neanderthalensis.

  • Taille: 1,52 m – 1,56 m (Femelle) · 1,64 m – 1,68 m (Mâle)
  • Poids: 66 kg env. (Femelle) · 78 kg env. (Mâle)

 

Issus des premiers groupes humains qui se sont peu à peu introduits en Europe et en Asie occidentale et centrale depuis le proche-Orient, venant d'Afrique, les hommes de Néandertal vivaient en Europe et en Asie occidentale depuis 500 000 ans (prénéandertaliens) et depuis 300 000 ans (Néandertaliens), en petits groupes éparpillés et endogamiques (se reproduisant entre proches parents), ce qui entravait plus ou moins leur démographie. Trapus et bien adaptés aux climats glaciaires, ils ont néanmoins survécu à de nombreuses fluctuations climatiques. Vers 30 000 BP, ils ont disparus... et plusieurs théories ont été avancées par les chercheurs pour expliquer leur disparition : confrontations pacifiques ou non avec les Sapiens qu'ils ont cotoyés entre -50 000 et -30 000 BP....

Mais en 2010 (?), une nouvelle thèse est proposée. L'homme de Néandertal serait mort de faim après l'éruption d'un super volcan en Italie, il y a 39 000 ans, qui aurait tout détruit en répandant des cendres sur l'Europe centrale et orientale et une partie de l'Asie. Les effectifs restant en Europe occidentale n'auraient pas été assez nombreux pour assurer la survie de l'espèce, alors que les pertes subies par les premiers Sapiens, déjà plus nombreux et ensuite confortés par de nouvelles immigrations, n'ont pas eu les mêmes conséquences.  Mais Néandertal survit en Sapiens car des métissages avaient déjà eu lieu entre les deux espèces qui se sont plus ou moins cotoyées pendant 50 à 60 000 ans ; les Sapiens européens et asiatiques ont entre 2 et 4 % d'ADN néandertal individuellement dans leurs gènes, alors que les Sapiens africains, jamais en contact avec les Néandertal, n'en ont pas. Mais la proportion d'ADN néandertal diffusé collectivement atteint les 20%.

 

Néandertal  ou  Néanderthal ?

À l'origine, on écrivait Néanderthal car les premiers ossements identifiés de ce type humain ont été découverts dans une grotte de la vallée (Thal) de la rivière Néander. En 1901, une réforme de l'orthographe en Allemagne supprime le "h". Depuis, la majorité des préhistoriens écrit Néandertal sans "h"... sauf quelques irréductibles adversaires de la simplification ! 

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Domestication du chien à partir de loup ou de chacal :

18/07/2017 : selon une étude publiée ce jour dans la revue Nature Communuications, les chiens les moins agressifs auraient développé une relation particulière avec les hommes (en Asie ou en Europe ?) entre -20 000 et -40 000 ans BP. Cette population ancestrale -et unique- de chiens, se seraient ensuite répandue sur la planète, probablement au gré des déplacements humains... et des sélections opérées par ces derniers, le loup et le chien ayant une prédisposition génétique particulière facilitant les mutations, d'où les variétés actuelles de chiens : courts sur pattes ou non, à poils longs ou courts, à face effilées ou massives...

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Domestication du cheval : 4 à 5 000 BP...

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le Rift africain  et  Lucy ... la plaque terrestre s'est déchirée il y a vingt millions d'années, séparant l'Afrique de l'Asie. Ce grand bouleversement de la Terre a engendré des paysages grandioses, incomparables dans leur beauté originelle...

dans la vallée de l'Awash, rivière Hardar, en 1974, ont été trouvés les ossements de Lucy qui sont conservés au Musée National d'Éthiopie... Australopithèque afarensis, adulte, 1.05m, 20 à 25 kg, cerveau taille chimpanzé, bipède mais encore apte à la brachiation (déplacement dans les arbres), datée 3.2 millions BP... 

Mission USA/France : Donald Johanson, Yves Coppens...

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Peintures rupestres, les matières colorantes

Il y a 32 000 ans un homme a broyé des poudres de couleur, les a mélangées avec un liant, (de l'eau) et décoré le plafond de l'abri du Poisson, en Dordogne. les noirs = bois calcinés, manganèse / ocres = terres +ou- ferrugineuses / jaune au naturel selon cuisson, l'ocre peut varier de l'orange (300°) au rouge (900°)

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